OTTAWA – Des dirigeants d’entreprises canadiennes qui emploient au total plus d’un million de personnes invitent le premier ministre Justin Trudeau et à ses homologues des provinces et territoires à faire preuve d’audace dans la croissance propre et l’action climatique, notamment en imposant une taxe sur les émissions de carbone.

Une lettre ouverte envoyée aux premiers ministres a été publiée jeudi matin, à l’approche d’une rencontre prévue au début du mois prochain, à Ottawa, lors de laquelle le gouvernement fédéral souhaitera finaliser le Cadre pancanadien en matière de croissance propre et de changement climatique.

La lettre souligne que «le Canada est reconnu pour la clairvoyance des mesures qu’il a su prendre au cours de son histoire afin de tirer parti des possibilités offertes par les changements économiques mondiaux» et ajoute qu’«il est temps de recourir de nouveau à ce leadership courageux».

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Climat: une coalition veut de l’action

Gérard Bérubé / Le Devoir :

Pendant que la mobilisation lève au sud de la frontière, ici, près de 70 leaders canadiens sont cosignataires d’une lettre ouverte exhortant les premiers ministres à l’action climatique. Ils appellent de tous leurs voeux l’élaboration d’un ambitieux plan pancanadien en matière de climat et de développement durable.

L’initiative vise cette rencontre des premiers ministres du Canada, prévue dans deux semaines, pour élaborer le Cadre pancanadien en matière de croissance propre et de changements climatiques. Parmi les signataires figurent des présidents d’entreprises réparties entre plusieurs industries, comme le pétrole et le gaz, la foresterie, l’exploitation minière, la fabrication, les institutions financières, le commerce de détail et les technologies propres. Des représentants des peuples autochtones, des jeunes, des travailleurs et des ONG environnementales sont également parmi les 68 signataires de la lettre, à l’initiative de la coalition l’Institut pour l’intélliProspérité, établi à l’Université d’Ottawa. « Ensemble, ils forment un groupe d’organisations comptant plus d’un million d’employés et des revenus dépassant les 300 milliards de dollars », lit-on dans la lettre.

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