La Presse Canadienne :

C’est l’heure des comptes pour le Québec en matière d’environnement.

Après avoir pavoisé l’an dernier à la COP21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris, le premier ministre Philippe Couillard doit maintenant livrer des engagements plus concrets en vue d’un nouveau grand rendez-vous international: la COP22, la Conférence de Marrakech, au Maroc, la semaine prochaine.

couillard-cop22_pf

Le gouvernement libéral demeure toutefois opaque sur ses choix et les moyens privilégiés dans sa lutte à la pollution atmosphérique, déplore Greenpeace, qui estime que le Québec ratera sa cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2020. Les demandes de documentation de La Presse canadienne n’ont pas permis d’en savoir bien davantage. (…)

Selon le responsable de la campagne Climat-Énergie de la section canadienne de cette organisation écologiste, Patrick Bonin, «actuellement, le Québec n’est pas en voie d’atteindre ses cibles pour 2020. Les émissions en matière de transports sont loin d’être dans la trajectoire où elles devraient être».

Dans une entrevue avec La Presse canadienne, il a fait remarquer que de 2010 à 2014, les émissions de GES n’ont pas diminué au Québec, selon le plus récent inventaire fédéral. Elles ont même légèrement augmenté.

D’ailleurs, le Québec tarde aussi à publier son propre inventaire de GES pour 2014.

«Le ministère (de l’Environnement) travaille présentement à la préparation de la prochaine publication qui couvrira la période 1990-2014, a fait savoir la porte-parole du ministre David Heurtel, Émilie Simard, en début de semaine. L’édition de cette publication est prévue d’ici la fin de l’année 2016.»

Lire sur Le Soleil