Alexandre Shields / Le Devoir :

L’élection présidentielle américaine s’est invitée lundi à l’ouverture de la 22e conférence climatique de l’ONU. Et pour cause. Les États-Unis, deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre de la planète, pourraient élire mardi un président ouvertement climatosceptique en la personne de Donald Trump. Mais son adversaire démocrate Hillary Clinton, nettement plus sensible aux enjeux environnementaux, n’en défend pas moins l’exploitation de ressources très controversées, comme le gaz de schiste. Alors que la communauté internationale tentera au cours des prochains jours de s’entendre sur des éléments cruciaux pour la mise en oeuvre de l’accord de Paris sur le climat, les négociateurs réunis au Maroc pour la COP22 ne cachaient pas leur nervosité lundi, dans l’attente du verdict des électeurs américains mardi.

Une victoire de Trump « serait un choc », a résumé la négociatrice française, Laurence Tubiana, traduisant le sentiment partagé par plusieurs des représentants des 195 États signataires de l’accord de Paris. « Je pense qu’un dirigeant sage devrait prendre des positions conformes aux grandes tendances du monde », a prévenu pour sa part le négociateur chinois, Xie Zhenhua, cité par l’Agence France-Presse, dans une sortie publique pour le moins inhabituelle à propos d’une élection dans un pays étranger. (…)

Hillary Clinton pourrait par ailleurs ouvrir un nouveau front de collaboration avec le Canada, cette fois dans le domaine environnemental. Elle a fait valoir il y a quelques mois qu’elle souhaiterait mettre en place un Pacte nord-américain sur le climat, c’est-à-dire un plan coordonné de lutte contre les changements climatiques impliquant les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Lire sur Le Devoir

COP22: les négociations climatiques s’ouvrent à Marrakech

AFP :

C’est un traité historique qui manque encore de mode d’emploi : la 22e conférence climatique de l’ONU s’est ouverte lundi à Marrakech avec à l’ordre du jour l’application de l’accord de Paris, premier engagement de la communauté internationale contre le réchauffement. En ce premier jour, nombre de participants à cette COP22 – négociateurs, élus, scientifiques, ONG, entreprises… – avaient aussi l’esprit outre-Atlantique, où se joue la présidentielle américaine.

Les États-Unis, 2e émetteur mondial de gaz à effet de serre, « sont l’un de nos partenaires les plus importants, leur participation à cet accord est cruciale », a rappelé dimanche devant la presse la responsable climat de l’ONU, alors que le républicain Donald Trump a déjà promis d’attaquer le pacte de Paris s’il était élu. « Nous espérons que nous pourrons avoir une relation très constructive et positive » avec le/la futur(e) président(e), a dit Patricia Espinosa.

Lire sur La Presse

COP22 : Un scientifique albertain plaide pour la sauvegarde des forêts tropicales sèches

Tiphanie Roquette / ICI Radio-Canada :

Le professeur de l’Université de l’Alberta Arturo Sanchez s’engage dans une mission double et compliquée à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques : être le seul scientifique à représenter le Canada à la COP22 et convaincre les dirigeants mondiaux de s’intéresser au sort des forêts tropicales sèches, largement ignorées dans le monde. Arturo Sanchez affirme que les populations ont été endoctrinées à croire que l’Amazonie représentait toutes les forêts tropicales d’Amérique du Sud, mais selon lui, les écosystèmes les plus en danger sont les forêts sèches, des régions qui alternent entre périodes humides et d’aridité.

« Nous ne pouvons pas continuer à croire que les changements climatiques produisent leurs effets seulement en Amazonie. D’autres écosystèmes sont plus importants », explique le professeur de sciences de la terre à l’Université.

Lire sur ICI Radio-Canada