AFP :

Une fois président, Donald Trump devra clarifier sa position sur le réchauffement climatique, une des décisions les plus attendues dans le monde: l’Amérique s’alignera-t-elle avec les climato-sceptiques minoritaires ou faut-il voir dans des déclarations plus récentes un signe d’ouverture et de pragmatisme ?

Il avait dit en 2012 que le changement climatique était un canular des Chinois pour saper la compétitivité des industries américaines, promettant à plusieurs reprises pendant sa campagne de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, cosigné par plus de 190 pays et dans lequel Barack Obama a joué un rôle décisif.

Mais après son élection, Donald Trump a déclaré le 23 novembre dans un long entretien décousu avec le New York Times qu’il «avait l’esprit ouvert» sur cette question, ajoutant dans une suite de déclarations un peu confuses: «nous allons regarder cela très soigneusement».

Le président élu a également dit penser qu’il y avait «un lien, quelque chose» entre le réchauffement et les activités humaines, ajoutant aussitôt que «ça dépendait de l’ampleur de l’impact (…) et de combien ça coûte aux entreprises», suggérant que les mesures de lutte contre le changement climatique affectent leur compétitivité, un critère majeur pour le milliardaire.

M. Trump a ainsi dit qu’il voulait limiter les pouvoirs de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), fustigeant les réglementations jugées excessives et anti-compétitives.

Lire sur La Presse