Alexandre Shields / Le Devoir :

Le climat change, et avec lui le visage de l’hiver québécois. Les tempêtes de neige majeures, à l’image de celle qui a balayé la province au cours des dernières heures, pourraient ainsi devenir plus fréquentes, et ce, même si on s’attend à un recul des précipitations annuelles au cours des prochaines années. Une situation qui imposera aux autorités de s’adapter à une nouvelle réalité.

Le directeur général d’Ouranos, Alain Bourque, estime ainsi que les phénomènes hivernaux extrêmes risquent de prendre davantage de place dans le paysage météorologique des prochaines décennies au Québec.

« Il sera peut-être moins fréquent d’avoir à déneiger de grandes quantités de neige réparties tout au long de l’hiver, puisque les quantités annuelles de neige devraient diminuer. Mais il faut être prêts à faire face à des tempêtes plus spectaculaires », explique le scientifique, qui oeuvre au sein du réputé consortium sur la climatologie.

« On se dit parfois que, s’il y a moins de neige, nous aurons moins besoin d’équipements. Mais attention. Il est vrai qu’il y aura moins de tempêtes en moyenne, mais elles pourraient être passablement plus spectaculaires que ce qu’on voyait dans le passé », ajoute M. Bourque.

Il insiste d’ailleurs sur la nécessité de mettre en place des mesures d’adaptation pour faire face à des tempêtes comme celle qui a frappé le Québec cette semaine. Une tempête qui a d’ailleurs amené son lot de critiques, en raison de la lenteur des autorités à répondre aux situations d’urgence.
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