Bruno Bisson / La Presse :

Donald Trump ne pourra pas « annuler » l’accord de Paris sur le climat signé par plus de 190 pays, en décembre 2015, comme il a promis de le faire durant sa campagne à la présidence des États-Unis. Mais en s’abstenant de donner suite aux engagements de son pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), son administration pourrait fort bien saboter l’élan planétaire pris depuis un an pour lutter contre les conséquences des changements climatiques.

Dans sa marche triomphale vers la Maison-Blanche, le milliardaire de l’immobilier a présenté les grandes lignes d’une politique énergétique « pour l’Amérique d’abord » inspirée d’un autre âge. Elle prévoit, entre autres, la remise en production des mines de charbon du Midwest et une accélération des investissements dans les puits pétroliers et les activités de captage des gaz de schiste, pour créer « un demi-million de nouveaux emplois par année ».

Il y a deux semaines à peine, dans un discours prononcé en Caroline du Nord, Donald Trump a déclaré qu’il allait aussi annuler « toutes les sommes gaspillées par Obama-Clinton sur les enjeux climatiques, et toutes les sommes liées au réchauffement climatique versées aux Nations unies. »

« Ces décisions nous permettront d’épargner 100 milliards de dollars sur une période de huit ans, et cet argent servira à reconstruire l’infrastructure vitale, y compris les systèmes de production d’eau potable, dans nos grandes villes. »

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Lutte contre le réchauffement: «il n’y aura pas de retour en arrière»

AFP :

Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des Affaires étrangères qui préside la COP22 à Marrakech, a assuré vendredi qu’il n’y aurait pas de retour en arrière dans la lutte contre le réchauffement climatique, quelle que soit la future politique des États-Unis sur cette question.

« Il sera, à mon sens, extrêmement difficile qu’il y ait des reculs ou des retours en arrière », a-t-il déclaré dans un entretien avec l’AFP, deux jours après la victoire de Donald Trump, qui a nié le rôle de l’homme dans le changement climatique et a dit ne pas vouloir respecter l’accord de Paris.

Le président désigné Donald Trump a qualifié le réchauffement climatique de canular monté par la Chine pour se donner un avantage économique sur les Américains et a promis en campagne électorale de retirer les États-Unis de l’accord sur le climat conclu à Paris et de faire marche arrière sur d’autres mesures adoptées par l’administration Obama pour lutter contre les changements climatiques.

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En Antarctique, Kerry appelle à intensifier la lutte contre le réchauffement

AFP :

John Kerry, ardent défenseur de la lutte contre le changement climatique et qui ne sera bientôt plus secrétaire d’État, est depuis vendredi le plus haut responsable américain à visiter l’Antarctique d’où il a appelé à se mobiliser contre le réchauffement.

M. Kerry, parti vers la Nouvelle-Zélande le jour de l’élection de Donald Trump, est arrivé vendredi à bord d’un avion militaire en Antarctique, dans la station américaine de recherche McMurdo, dans la région de l’île de Ross, là où vient d’être créé le plus grand sanctuaire marin au monde, a constaté un photographe de l’AFP qui voyage avec lui.

Le chef de la diplomatie américaine, qui quittera ses fonctions le 20 janvier, s’est abstenu de commenter l’élection de M. Trump, un adversaire politique.

Mais il a toutefois fait allusion aux positions connues du prochain président des États-Unis qui avait lancé pendant sa campagne que le changement climatique était un « canular » et qui avait évoqué l’« annulation » de l’accord de Paris.

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