Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Denis Coderre a salué mercredi la décision de l’Office national de l’énergie (ONE) de suspendre les audiences sur le projet de pipeline Énergie Est. Mais le maire ne croit pas que Montréal ait besoin d’un nouvel oléoduc. « C’est la seule chose qu’on devait faire », a indiqué M. Coderre lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif mercredi matin, alors qu’il commentait la décision prise la veille par l’ONE de mettre sur la glace les audiences sur le projet de pipeline de TransCanada. Le maire n’est cependant pas prêt à donner un « chèque en blanc » à l’entreprise s’il devait y avoir d’autres audiences. « Avec un projet comme ça, c’est non. S’il change, si c’est un nouveau projet, à ce moment-là, ce sera un nouveau processus et on verra. Mais en autant que je suis concerné, on n’a pas besoin de faire un nouveau pipeline qui va passer par Montréal », a-t-il expliqué. Le maire a sommé aux défenseurs d’Énergie Est de cesser de faire de la « petite politique » sur le dos des Québécois et des opposants au projet. « Nous, on n’est pas dogmatiques. On avait dit oui à Enbridge, à l’époque, parce qu’ils ont rempli les conditions qu’on s’était imposées. Là, non seulement on ne remplit pas les conditions, mais, un peu de façon cavalière, cette entreprise-là [TransCanada] pense que tout lui est dû et on donne l’impression que c’est juste le fédéral qui va décider. »

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Pipeline Énergie Est: Denis Coderre durcit le ton

Daphné Cameron / La Presse :

« En autant que je suis concerné [sic], on n’a pas besoin d’un nouveau pipeline qui va passer par Montréal », a-t-il déclaré, ce matin, lors de la rencontre hebdomadaire de son comité exécutif. Le maire de Montréal, qui est aussi à la tête de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui regroupe 82 municipalités, s’oppose depuis des mois au projet de transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick. Il reproche surtout à l’entreprise TransCanada de ne pas avoir de plan de contingence en cas de fuite ni de plan de gestion de l’eau. « Avec un projet comme ça, c’est non. S’il change, ça veut dire que ce sera un nouveau projet. À ce moment-là, il y aura un nouveau processus et on verra. »

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