Joane Bérubé / ICI Radio-Canada :

Au moment où s’annonce un nouveau conflit sur les exportations canadiennes de bois d’oeuvre, l’industrie québécoise est dans l’ensemble plus fragile que lors de la dernière crise.

C’est le constat que fait Paul Saint-Laurent, directeur général du ministère de la Forêt pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Une cinquantaine de personnes de l’industrie forestière matapédienne se sont déplacées mardi matin pour entendre M. Saint-Laurent qui était le conférencier invité de l’Association forestière bas-laurentienne.

Il est clair, selon lui, que la dernière crise du bois d’oeuvre a laissé des traces et que l’industrie bas-laurentienne en sort affaiblie.

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Bois d’oeuvre : Québec réclame à Ottawa des prêts et des garanties de prêts

La Presse Canadienne :

Ottawa doit offrir des prêts et des garanties de prêts aux producteurs de bois d’oeuvre du Québec, pour qu’ils continuent à vendre leurs produits aux Américains, malgré le litige qui oppose présentement les deux pays.

Cette requête a été formulée mardi par la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, et le ministre des Forêts, Luc Blanchette, entourés de plusieurs leaders de l’industrie forestière québécoise, qui ne cachaient pas leur inquiétude, en conférence de presse, en constatant la tournure des événements.

L’industrie forestière québécoise compte pas moins de 60 000 emplois et l’accès au marché américain pour le bois du Québec est considéré primordial. Des milliers d’emplois sont en jeu à court terme, particulièrement dans les usines de sciage en régions, qui exportent largement leur production vers les États-Unis.

Bois d’oeuvre : le ministre Blanchette assure que Québec défendra l’industrie

Denis Villeneuve / Le Quotidien :

Avec 60 000 emplois en jeu dans le cadre de la crise du bois d’oeuvre avec les États-Unis, le ministre des Forêts, Luc Blanchette, affirme que le gouvernement du Québec n’a d’autre choix que de défendre bec et ongle les pratiques forestières qu’il a mises en place ces dernières années afin de rencontrer les exigences des producteurs américains.

De passage à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), il a été invité à commenter la cinquième crise forestière qui s’annonce depuis le début des années 2000. M. Blanchette a mentionné que les producteurs forestiers, syndicats, communautés rurales, etc., n’ont d’autres choix que de se serrer les coudes afin de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il mette en place des mesures d’accompagnement financier pendant la durée du litige. «Ce n’est pas un dossier qui est simple à régler. Le Québec dispose d’un régime forestier solide et rigoureux que nous allons défendre lors des enquêtes qui seront menées pour déterminer s’il y a aide gouvernementale. On croit que le Québec devrait être exempté des mesures imposées par les Américains.»

Le Quotidien

Ajout : 

Bois d’oeuvre : Le conflit réduira les exportations forestières

François Desjardins / Le Devoir :

L’imposition prochaine de tarifs douaniers pourrait avoir pour effet de diminuer de 1 % les volumes expédiés aux États-Unis, selon EDC

Le conflit du bois d’oeuvre qui se profile entre les États-Unis et le Canada aura pour effet de diminuer d’environ 1 % les exportations forestières du Québec en 2017, alors qu’elles auraient dû croître en temps normal, croit l’agence fédérale EDC.

La récente expiration d’une entente de dix ans soulève la possibilité très réelle de l’imposition de tarifs douaniers dès ce printemps, ce qui fait craindre le pire aux entreprises et municipalités dont le sort est étroitement lié à cette activité.

Le spectre d’un conflit s’est cristallisé la semaine dernière lorsque l’industrie américaine, selon laquelle les producteurs canadiens profitent de conditions injustes qui s’apparentent à des subventions, a déposé sa requête judiciaire pour concurrence déloyale et dumping.

La vigueur du secteur résidentiel au sud de la frontière bénéficie à l’industrie canadienne depuis plusieurs années. Sans conflit, les exportations forestières grimperaient probablement de 5 % ou 6 %, selon EDC.

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