François Desjardins / Le Devoir :

Le milieu des affaires s’inquiète d’éventuels dédoublements

La création de Transition énergétique Québec (TEQ) pour coordonner les efforts en matière d’efficacité suscite l’enthousiasme du milieu des affaires, qui s’interroge toutefois sur certains éléments concernant sa gouvernance. Au début des consultations portant sur le projet de loi 106, qui porte à la fois sur la transition énergétique et sur les hydrocarbures, certains participants ont insisté sur une mission claire permettant d’éviter de dédoubler ce qui se fait dans l’appareil gouvernemental, mais aussi sur l’importance d’un conseil diversifié et compétent. « Il existe un risque de complexité administrative et de doublons dans les responsabilités de TEQ et celles qui relevaient jusqu’à maintenant de la Régie de l’énergie ou des ministères », a fait valoir la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). « Notamment, on note que le projet de loi exige de TEQ de présenter au gouvernement, puis à la Régie de l’énergie, un plan directeur contenant toutes les mesures de transition, d’innovation et d’efficacité énergétiques qu’elle mettra en avant. Cependant, la Régie de l’énergie exigeait déjà des distributeurs d’énergie un plan directeur comprenant ces éléments » ajoute la Chambre de commerce. En réponse à une question de l’opposition, le président de la CCMM, Michel Leblanc, a dit que tous les partis doivent s’efforcer de travailler ensemble. « Ça peut être une réussite, la transition énergétique, mais ça peut être très inquiétant pour le milieu des affaires et la population en général. Si vous vous pognez là-dessus, ça va juste ajouter à l’inquiétude. » (…)

Pour l’instant, toutefois, Québec n’a pas l’intention de lancer un cinquième appel d’offres pour de l’électricité éolienne (produite par des producteurs privés, parfois en partenariat avec des communautés). Le gouvernement signale qu’il faudrait d’abord que les surplus d’Hydro-Québec diminuent de 4 % à 2,5 %. L’industrie éolienne a fait valoir qu’il faudrait voir au-delà de ce critère.

Lire sur Le Devoir

Politique énergétique du Québec: de grands espoirs pour les entreprises

 Agence QMI :

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’hésite pas à avancer que les enjeux énergétiques constituent un facteur déterminant pour la prospérité économique. «Le projet de loi 106 est donc crucial, car il propose un encadrement législatif et administratif qui oriente les objectifs de transition énergétique énoncés dans la Politique énergétique 2030», a souligné Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ). M. Dorval estime que ce projet de loi n’est rien de moins qu’une promesse d’avancée pour le Québec, tant au chapitre financier que pour l’environnement. En ce sens, la volonté énoncée pour mettre sur pied l’organisme Transition énergétique Québec est aussi saluée et le CPQ insiste pour que sa gouvernance soit «simple et claire».

Lire sur TVA Nouvelles