Jeanne Corriveau / Le Devoir :

Icône de Montréal, le mont Royal est un site prisé pour l’organisation d’événements d’envergure. Trop peut-être. L’hiver dernier, les meilleurs fondeurs du monde s’y sont donné rendez-vous pour la Coupe du monde de ski de fond. La compétition a toutefois laissé des traces sur la montagne : arbres et arbustes coupés et sentiers endommagés, signale un rapport remis au Bureau du Mont-Royal au printemps dernier. De quoi alimenter la réflexion sur l’avenir de la montagne.

Le Conseil du patrimoine culturel du Québec amorce justement mercredi une consultation sur le plan de conservation du site patrimonial du Mont-Royal. Ce document détaille les orientations pour la protection et la mise en valeur de la montagne afin de guider le ministre de la Culture dans ses décisions concernant les interventions sur le mont Royal. Mais en parallèle, la Ville de Montréal se penche sur un plan pour mieux encadrer la tenue d’événements, petits et grands, sur la montagne.

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Ajout :

Le plan de conservation du mont Royal pour les nuls

Mathias Marchal / Journal Métro :

Le ministère de la Culture demande actuellement l’avis des citoyens au sujet de son plan de conservation du mont Royal dans le cadre d’une consultation publique. Au-delà du document administratif, Métro présente les enjeux derrière ce pavé de 200 pages qui vise notamment à assurer la pérennité de la montagne à travers l’histoire sans forcément la mettre sous une cloche de verre.

1-Le rôle du plan
Un plan de conservation établit les valeurs patrimoniales d’un site et les mesures à prendre pour protéger ces dernières. Les 12 plans déjà déposés au Québec depuis 1963 servent aussi de balises pour ceux qui ont des projets dans les périmètres visés. Par exemple, dans le cas du Vieux-Québec, le plan de conservation précise qu’un citoyen qui répare son toit devra privilégier une toiture métallique et pas des bardeaux d’asphalte. Le document sert aussi de Bible aux fonctionnaires du ministère de la Culture pour autoriser ou non les projets déposés. À Montréal, d’autres règlementations peuvent entrer en ligne de compte, comme celles de la Ville, qui a son propre plan directeur du mont Royal, et celles des arrondissements qui empiètent sur la Montagne et qui ont aussi des exigences en matière d’urbanisme.

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