Alexandre Shields / Le Devoir :

Malgré la vive controverse, le corps des ingénieurs de l’armée américaine a annoncé mardi qu’il autorisera finalement la construction du pipeline Dakota Access, un projet qu’il avait pourtant stoppé en décembre.

L’armée doit annoncer ce mercredi qu’elle accorde donc finalement les autorisations nécessaires pour la construction de la dernière portion du tracé du pipeline toujours en suspens. Celle-ci doit traverser des terres fédérales dans le secteur du lac Oahe, un réservoir du fleuve Missouri.

Le président des États-Unis, Donald Trump, avait lui-même déjà signé, le 25 janvier dernier, un décret ouvrant la porte à la construction du pipeline Dakota Access.

Contestation

La construction de ce pipeline demeure toutefois vivement contestée, en premier lieu par les Sioux de Standing Rock, au Dakota du Nord. Ceux-ci affirment que l’oléoduc menace leurs sources d’eau potable et plusieurs sites où sont enterrés leurs ancêtres. Ils ont d’ailleurs promis de retourner devant la justice pour arrêter le projet.

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AFP :

(…) Selon ses promoteurs, il permettrait de réduire les coûts de transport du pétrole et offrirait ainsi aux producteurs américains une opportunité de concurrencer davantage leurs rivaux canadiens.

Mais le projet à 3,8 milliards de dollars a soulevé un vaste mouvement de protestation portée par la tribu sioux de Standing Rock. La tribu assure que le futur oléoduc risque dans son tracé actuel de polluer un lac qui est sa principale source d’approvisionnement en eau.

De son côté, l’exploitant du projet, Energy Transfer Partners, a tenté de déminer les attaques en assurant que le tracé avait été décidé après consultations avec des dizaines de tribus et d’experts archéologiques.

Des opposants se sont rassemblés pendant plusieurs mois dans le Dakota du Nord pour bloquer les travaux, provoquant des échauffourées musclées entre manifestants et forces de l’ordre.

L’administration Obama avait mis fin au conflit en décembre en recommandant d’étudier un tracé alternatif.

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