Éric-Pierre Champagne / La Presse :

La présence d’un dangereux pesticide a été détectée dans l’eau potable de Montréal et de Toronto au moment où Santé Canada doit se prononcer à nouveau sur l’utilisation de ce produit au pays.

Des échantillons d’eau du robinet analysés pour le compte d’Équiterre ont montré des concentrations d’atrazine inférieures aux normes canadiennes, mais supérieures à celles de l’Union européenne (UE), qui interdit l’utilisation de cette substance active d’un herbicide couramment utilisé en agriculture.

Équiterre a rendu publics hier les résultats de ces analyses effectuées par Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal. Une cinquantaine d’échantillons ont été recueillis par son équipe. En 2016, les échantillons prélevés en juin, juillet et août montraient une concentration deux fois supérieure aux normes de l’UE.

Lire sur La Presse

Journal Métro : Un pesticide interdit en Europe trouvé dans l’eau des Montréalais?

Le Journal de Montréal : Pesticide dans l’eau potable: Équiterre demande à Ottawa d’interdire l’atrazine

ICI Radio-Canada : Découverte d’atrazine, un pesticide dangereux, dans l’eau potable de Montréal et de Toronto

Ajout :

Pesticides: l’eau des villes compromise?

Jean-François Cliche / Le Soleil :

Québec) VÉRIFICATION FAITE / L’affirmation : «Un pesticide dangereux détecté dans l’eau potable de millions de Canadiens», annonçait lundi un communiqué de presse du groupe environnemental Équiterre. Celui-ci a en effet rendu publiques des analyses d’eau potable de Montréal et de Toronto dans lesquels les concentrations d’un herbicide, l’atrazine, dépassaient régulièrement les normes européennes. Le communiqué décrit l’atrazine comme un perturbateur endocrinien et affirme qu’il pourrait compromettre le développement des foetus. «Il est alarmant que les Canadiens boivent de l’eau qui contient des pesticides, à des niveaux jugés dangereux par d’autres pays», a dénoncé le dg d’Équiterre, Sidney Ribaux, qui demande l’interdiction de l’herbicide au Canada.

(…)

Le verdict

À moitié vrai. La faune aquatique semble clairement affectée par l’atrazine, même en très faibles quantités – ce qui pourrait, en soi, justifier une interdiction, mais c’est une autre question. Cependant, les dangers pour la santé humaine à des concentrations inférieures aux normes actuelles ne sont pas aussi bien démontrés qu’Équiterre le laisse entendre.

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