Jean-François Dumas / ICI Radio-Canada :

Radio-Canada a appris qu’Énergie Valero est une fois de plus obligée de déterrer des sections de son pipeline pour effectuer des interventions préventives. Le but de l’opération est de faire échec à la corrosion.

La conduite d’environ 250 kilomètres relie la raffinerie Jean-Gaulin à Lévis au terminal de la compagnie dans l’est de Montréal.

Après être intervenue sur son pipeline dans une douzaine de municipalités en 2015, notamment dans le Centre-du-Québec, Énergie Valero sort de nouveau les pelles mécaniques.

Encore une fois, ces travaux sont rendus nécessaires après la découverte de corrosion sur l’ouvrage reliant Montréal et Lévis. « Dans nos inspections, il y a des signes qui porteraient à croire qu’il y aurait des traces de corrosion, oui, mais on parle vraiment d’un impact marginal. On voit surtout un potentiel et c’est là qu’on décide d’intervenir », indique le directeur des affaires publiques chez Énergie Valero, Louis-Philippe Gariépy. (…)

« On aimerait des explications officielles sur ce qui se passe réellement », affirme la directrice du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), Isabelle Bonsant.

Malgré ce discours rassurant, le CRECQ veut en effet savoir pourquoi le pipeline a été implanté à cet endroit s’il y avait des risques de corrosion et quel est l’état exact de la situation. « Il n’y a rien de pire que la machine à rumeurs qui peut s’emballer dans les circonstances. Est-ce qu’on pense qu’il y’a des fuites, non je ne pense pas que c’est là, mais par contre il y a des problèmes. Est-ce qu’ils peuvent partager avec nous ce sur quoi ils enquêtent en ce moment? Parce que manifestement ils n’avaient pas prévu ce qui arrive », déplore madame Bonsant.

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