Lise Gobeille, horticultrice. On peut l’entendre tous les dimanches à l’émission «Dessine-moi un été» à ICI Radio-Canada Première / Le Devoir :

La collection de bonsaïs et de penjings du Jardin botanique de Montréal est l’une des plus importantes en dehors de l’Asie

David Easterbrook, sensei (maître) de bonsaïs, a acquis ce titre après des années d’expérience et grâce à un talent exceptionnel. Ses arbres sont de véritables pièces d’art vivant qu’il façonne, travaille et améliore sans cesse. À une époque où nous vivons dans l’instantanéité, où tout va à une vitesse folle, le travail des bonsaïs permet de se reconnecter avec la nature et son rythme. Originaire de Montréal, M. Easterbrook commence à s’intéresser à cet art dans la vingtaine, lorsque sa mère lui rapporte un livre de l’exposition de bonsaïs au Golden Gate Park, en Californie, il y a de ça… maintenant plus de 40 ans. À l’époque, seule une petite boutique du centre-ville de Montréal, tenue par M. Riopelle, en vendait et proposait des revues sur le sujet. Sinon, personne ne connaissait les bonsaïs au Québec. Grâce à ces magazines, M. Easterbrook entre en contact avec le président de l’American Bonsais Society, Jerry Stowell, qui deviendra un professeur et un ami. Pour en apprendre davantage, il part faire un stage au Japon. À son retour, il organise la première exposition de bonsaïs à Montréal. C’est l’engouement. Puis, coup de chance, en 1983, le Jardin botanique de Montréal souhaite développer une collection et l’engage.

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