Andréanne Larouche :

Rio Tinto nage en eaux troubles dans le lac Saint-Jean. La multinationale souhaite renouveler jusqu’en 2026 le décret qui lui permet de gérer le majestueux plan d’eau, mais toute une communauté s’unit de façon historique pour avoir son mot à dire. Le contrôle du niveau du lac Saint-Jean représente un atout de taille pour Rio Tinto, qui exploite ce bassin pour son importante production hydroélectrique. Avec ses installations du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’entreprise arrive à combler 90% des besoins énergétiques de ses alumineries en territoire québécois, lui conférant ainsi un net avantage sur le plan économique. Depuis son adoption par décret en 1985, l’entente avec le gouvernement du Québec sur la gestion du lac par Rio Tinto a été renouvelée à deux reprises. Or, l’impact sur l’érosion des berges et l’état des plages fait en sorte qu’aujourd’hui la communauté du Lac-Saint-Jean se dresse devant le géant de l’aluminium.

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