Steeve Paradis / Collaboration spéciale, Le Soleil :

(Baie-Comeau) Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement amorcera mardi ses audiences sur le projet d’érection d’un duc-d’Albe pour amarrer les futurs traversiers à Tadoussac. Pour la Société du pont sur le Saguenay, la question va bien au-delà de cette simple structure d’amarrage.

«Comme il n’y a jamais eu d’audiences ou de consultation quelconque sur la construction des grands traversiers, ce sera une occasion de le faire», lance Pierre Breton, membre actif de la Société et intéressé depuis longtemps à la question du transport en région, autant routier qu’aérien. «Si on pouvait en venir [avec ces audiences] à une analyse objective, indépendante et complète sur la problématique de la traversée du Saguenay et des routes d’approche, ce serait un grand succès.» (…)

Selon M. Breton, qui a toujours tenu ce discours, l’étude de 2009 signée Genivar, qui estimait le pont autour de 850 millions $, est truffée de faussetés. «Des gens sérieux, qui connaissent les ponts et les traversiers, disent qu’on peut avoir un pont pour 250 à 300 millions, avec des routes d’approche à 125 millions.»

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Ajout : 

Tadoussac : comment le projet de pont fut saboté

Pierre Breton, ex-président de la Chambre de commerce régionale de la Côte-Nord, Québec et Pierre Brisset, récipiendaire du prix du Président de l’Association Québécoise du Transport et des Routes, Montréal / Opinion, La Presse :

L’emprise des hauts fonctionnaires au ministère des Transports sur leur ministre ne date pas d’hier, loin s’en faut. Un exemple éloquent : le projet de pont reliant Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac sur la rivière Saguenay. Dès 1979, un haut fonctionnaire du Ministère ordonne la réalisation d’une étude secrète à l’insu du ministre des Transports de l’époque, Lucien Lessard, visant à discréditer le projet de pont et à favoriser le développement du service de traversiers à être géré par la Société des Traversiers du Québec.

Pourtant, la même année, le ministre avait en main une étude qu’il avait commandée à des firmes montréalaises et new-yorkaises d’ingénieurs spécialisés en pont et qui concluait à la faisabilité du pont à des coûts raisonnables ainsi qu’à sa localisation optimale au lieu-dit La Boule, en amont des lignes électriques. Cette étude faisait écho à une autre réalisée en 1973 par T.A. Monti, Ph.D ing. et deux firmes d’ingénierie, qui privilégiait l’option du pont à celle du maintien des traversiers pour des raisons d’efficience et d’économies des fonds publics (pour des informations plus complètes : www.ponttadoussac.ca.)

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