Florence Sara G. Ferraris | Le Devoir :

On compte près de 800 véhicules thermiques partagés — toutes compagnies confondues — sur le territoire montréalais. En vertu d’un nouveau règlement municipal qui doit être adopté ce lundi, il pourrait toutefois bien s’agir des derniers. Si tout se passe comme elle le souhaite, la Ville de Montréal délivrera cette année ses dernières vignettes pour véhicules en libre-service (VLS) fonctionnant à l’essence. Dans un règlement qui doit être adopté ce lundi par le conseil municipal et dont Le Devoir a obtenu copie, la Ville de Montréal entend ainsi imposer un moratoire sur les VLS thermiques pouvant circuler sur son territoire. En vertu de ce nouveau règlement qui a été présenté au comité exécutif la semaine dernière, les compagnies actuelles — Communauto et Car2Go — se verront tout de même octroyer un certain nombre de vignettes pour leurs voitures à essence cette année. Cette répartition sera faite en fonction de la quantité de véhicules dont ils disposent à ce jour, ni plus ni moins. Toutes les prochaines automobiles enregistrées à l’avenir devront toutefois être électriques. (…)

Cette décision reporte tout de même d’un an le début de la lente disparition des VLS thermiques dans les rues de la métropole. En mai dernier, l’administration Coderre avait pourtant annoncé en grande pompe son intention de réduire dès cet automne les flottes de véhicules partagés fonctionnant à l’essence. « En regardant le marché actuel, nous nous sommes rendu compte que le nombre de voitures électriques était déjà plus élevé que ce que nous visions à la base », explique le conseiller municipal. Ce nouvel échéancier est cependant loin de faire l’unanimité. De fait, l’entreprise Communauto, pionnière de l’autopartage au Québec, estime que la Ville fait ainsi volte-face. « Ce règlement change les règles du jeu, lance Marco Viviani, visiblement fâché.Il y a près de deux mois, l’administration nous a demandé de revoir nos manières de faire pour accélérer notre virage électrique. Ça bousculait un peu nos plans, mais comme nous croyons à l’électrification, nous avons décidé de prendre les devants. »

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