Louise Hénault-Ethier, cheffe des projets scientifiques pour la Fondation David Suzuki / Le Huffington Post :

Montréal vient de lancer sa première campagne publicitaire sur les déchets organiques à la grandeur de la ville sur le thème «les déchets alimentaires ne sont pas des déchets ordinaires». Depuis que le monde est monde, les résidus organiques ont toujours été naturellement recyclés. Ils n’ont donc pour ainsi dire jamais été de réels déchets, parce que les matières résiduelles de l’un devenaient la ressource d’un autre, et ainsi de suite. C’est d’ailleurs le principe fondamental de l’économie circulaire.

Justement, il était temps que nos sociétés reviennent à l’ordre naturel des choses dans leur gestion des matières organiques résiduelles. Ces dernières, composées principalement de résidus de table et de jardin, sont particulièrement problématiques lorsqu’elles sont mal gérées.

En effet, dans un site d’enfouissement, les aliments humides entraînent des écoulements d’eau chargée en nutriments pouvant ensuite se charger de métaux ou contaminants chimiques lorsqu’ils entrent en contact avec d’autres rebuts, nécessiter un traitement coûteux avant d’être déversée dans l’environnement, ou au pire, contaminer la nappe phréatique si le site d’enfouissement n’est pas parfaitement étanche.

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