Jean-Luc Lavallée / Le Journal de Québec :

L’avocat François Marchand, qui veut affronter Régis Labeaume aux prochaines élections, est contre l’élargissement des autoroutes et le projet de troisième lien Québec-Lévis qui, selon lui, ne ferait que «déplacer le problème». En conférence de presse, mercredi après-midi, le candidat à la chefferie de Démocratie Québec – qui affrontera Anne Guérette en soirée lors d’un premier débat – a exprimé sa vision du transport à Québec qui est aux antipodes de celle proposée par le maire Labeaume. «Moi, le troisième lien, je n’y crois pas. Je suis contre», a-t-il répondu aux journalistes qui l’invitaient à se positionner sur le sujet.

«Le cœur du problème, c’est l’étalement urbain. En élargissant des autoroutes ou avec un troisième lien, on va aggraver le problème. Ce sont les résidents et les contribuables de Québec qui en paient le prix parce que de plus en plus de véhicules vont envahir les routes et engorger la circulation», s’est-il exprimé. (…)

Quant au Service rapide par bus (SRB), un projet cher au maire de Québec, il juge que les résidents de la région «méritent mieux». «Le tramway électrique est un mode beaucoup plus attrayant».

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Le 3e lien, le seul différend entre Guérette et Marchand

David Rémillard / Le Soleil :

(…) Alors que François Marchand s’est positionné contre un éventuel pont ou tunnel reliant les rives nord et sud du Saint-Laurent, Anne Guérette a déclaré qu’il était trop tôt pour trancher en faveur ou en défaveur, faute d’une analyse plus poussée du dossier. Elle estime que de prendre une décision ferme à ce stade-ci est un «manque de respect» envers ceux et celles qui désirent que le projet soit étudié plus en profondeur.

M. Marchand croit qu’un troisième lien, à l’est comme à l’ouest, viendrait tout simplement engorger davantage le reste du réseau routier de la capitale et contribuerait à l’étalement urbain, «le coeur du problème». Il avait fait part de sa position quelques heures avant le débat, lors du dévoilement en conférence de presse de son programme en matière de transport.

«Le troisième lien, je n’y crois pas. Les grands perdants, ce seront les citoyens de la ville de Québec qui seront envahis par de plus en plus de voitures qui proviennent de plus en plus loin», a-t-il soutenu, tenant des propos semblables lors du débat. Il ne croit pas non plus aux élargissements des autoroutes, une façon de faire «des années 50».

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Un laissez-passer universel pour étudiants

(…) Dans sa plateforme en matière de transport, le candidat avance une série de mesures à court terme qu’il qualifie d’efficaces et bon marché. Sa principale proposition consiste à fournir un laissez-passer universel à faible coût aux étudiants pour favoriser le transport en commun. François Marchand suggère de conclure des ententes avec l’Université Laval et les cégeps de Québec pour offrir le transport en commun aux étudiants à prix modique pour la durée d’une session scolaire.

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Les opposants au maire Labeaume croisent le fer

Isabelle Porter / Le Devoir :

Les deux aspirants à la chefferie de Démocratie Québec (DQ), Anne Guérette et François Marchand, étaient plutôt sur la même longueur d’ondes lors du premier débat du parti d’opposition à Régis Labeaume, mercredi soir. L’un comme l’autre, ils concentrent leurs attaques sur le maire de Québec et critiquent particulièrement son bilan en matière de transport.

« La mobilité, ça va être l’enjeu le plus important de ma campagne électorale », a annoncé Mme Guérette durant le débat, qui a eu lieu dans un bar de la rue Saint-Jean, devant une soixantaine de personnes.

Plus question de miser sur l’élargissement des autoroutes, a-t-elle dit, en proposant des investissements additionnels de 200 millions de dollars sur quatre ans dans les transports collectifs.

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Unis contre le Phare

ICI Radio-Canada :

(…) Sur les autres enjeux, les deux aspirants chefs de Démocratie Québec sont plus difficiles à différencier. Une chose est sûre, Anne Guérette et François Marchand sont formellement opposés au Phare, ce projet immobilier qui prévoit la construction d’une tour de 65 étages à la tête des ponts.

Ils insistent pour que le Plan particulier d’urbanisme (PPU), qui prévoit un maximum de 29 étages, soit respecté. « Ce bâtiment-là est en rupture totale avec son environnement », plaide François Marchand en rappelant que le PPU a été adopté après des consultations publiques et accepté par les résidents du secteur.

« On donne à un promoteur le développement du boulevard Laurier pour les 20 prochaines années. C’est un mauvais projet. Il faut le coucher à l’horizontale pour créer plus de richesse collective et créer un meilleur milieu de vie », renchérit Anne Guérette.

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