Jean-Luc Lavallée / Le Journal de Montréal :

Le maire de Québec demande aux citoyens de ne plus jeter à la poubelle leurs batteries et ampoules qui contiennent du mercure afin d’éviter les émissions polluantes hors-norme à l’incinérateur.
Selon Régis Labeaume, les deux récents épisodes de dépassements de la norme pour le mercure dans l’air (en juin et en septembre) auraient pu être évités si les citoyens suivaient les consignes de la Ville lors de la collecte des ordures.

«Les épisodes relatés, on les connaît. De temps à autre, il faut arrêter l’incinérateur pour des raisons techniques. Quand on redémarre, à un moment donné, ça sort tout d’un coup parce que ça s’est accumulé. Je vais dire aux citoyens ceci : s’il y a des émissions de mercure lorsqu’on redémarre, c’est parce que vous jetez dans vos poubelles des piles puis des lumières (fluocompactes)», a plaidé le maire lors d’un point de presse lundi après-midi.

«On va vous le répéter. Il ne faut jamais jeter des batteries puis des lumières. Arrêtez de jeter vos batteries», a-t-il insisté. «Là, on travaille sur un système où on va toujours brûler, on n’arrêtera jamais. Alors quand on a besoin de redémarrer, ces matières-là ne s’envolent pas», a-t-il ajouté.

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Incinérateur de Québec: nouveaux rejets toxiques hors norme

Baptiste Ricard-Châtelain / Le Soleil :

(Québec) Le conseil de quartier de Maizerets s’inquiète de nouveaux excès de mercure, de dioxines et de furanes dans les rejets de l’incinérateur à déchets de la Ville de Québec.

«Ce qui est inquiétant, c’est qu’on vit dans une atmosphère qui contient des toxiques», commente le responsable du dossier au sein du conseil, le chimiste Yvan Ouellet. «On vit sous les cheminées.»

En plus, poursuit-il, le secteur est soumis à la pollution émise par les activités du port et d’autres industries poussiéreuses comme un recycleur de métaux.

Pour l’instant, le conseil de quartier ne lance pas de pierres à la Ville. «On est à l’étape où on sonne l’alerte.» Ses membres veulent avertir la population que les prélèvements effectués en juin et septembre témoignent de défaillances des systèmes antipollution. Que les normes gouvernementales ont été dépassées.

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