Une analyse de Gérald Fillion

Depuis plusieurs années, différents organismes et des politiciens demandent à la Caisse de dépôt et placement du Québec d’amorcer un mouvement de désinvestissement dans les énergies fossiles. Des groupes comme la Fondation David Suzuki et Recycle ta caisse veulent voir le « bas de laine des Québécois » vendre son portefeuille d’actions de producteurs de charbon, de pétrole et de gaz.

Le groupe Recycle ta caisse affirme, en s’appuyant sur le rapport annuel de la Caisse en 2015, que la société d’État détenait (au 31 décembre 2015) des investissements de 466 millions de dollars dans des entreprises qui exploitent du charbon et de 7,9 milliards de dollars dans des sociétés productrices de pétrole et de gaz. La pétition, qu’endosse cet organisme, réclame un désinvestissement sur cinq ans.

Des dizaines de fonds, entreprises et municipalités ont amorcé ce virage. Le plus grand fonds du monde, le fonds souverain de la Norvège, est très actif sur ce plan. Il vient d’ailleurs d’annoncer l’exclusion de 10 entreprises qui sont engagées dans le charbon, des sociétés pour qui cette ressource fossile représente plus de 30 % de leur chiffre d’affaires. Cela porte ainsi à 69 le nombre de producteurs qui se trouvent sur la liste noire du fonds souverain de la Norvège.

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