Gérard Bérubé / Le Devoir :

L’engagement inconditionnel du futur gouvernement Trump envers le fossile contraste avec cette tendance lourde à l’investissement accru dans la transition énergétique.

Mardi, on pouvait lire dans Le Devoir les conclusions de l’organisation DivestInvest voulant que les particuliers et les institutionnels affirmant vouloir se retirer de ce segment cumulent un actif supérieur à 5000 milliards, contre 3400 milliards un an plus tôt. Ils sont 688 investisseurs institutionnels à déclarer réduire ou annuler leurs positions dans des entreprises du secteur des combustibles fossiles, contre 500 à la fin de 2015.

Toujours mardi, dans le cadre d’une réflexion sur l’épargne individuelle et collective et sur les portefeuilles sans pétrole tenue à la Maison du développement durable, les panellistes convenaient que « les énergies fossiles perdent rapidement en compétitivité ». Le panel était animé par Karel Mayrand, directeur pour le Québec et l’Atlantique de la Fondation David Suzuki.

Dans le communiqué diffusé au terme de l’événement, on peut notamment lire que les énergies fossiles « se font systématiquement déclasser par les énergies renouvelables. […] Contrairement à une croyance répandue, c’est au début du déclassement d’une énergie qu’éclate la bulle financière. Le risque consiste alors à ne pas avoir anticipé le phénomène et à se retrouver avec des actifs échoués », a soutenu Sébastien Collard, membre fondateur de Recycle ta Caisse.

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