La Presse Canadienne :

Le futur cabinet du président désigné des États-Unis, Donald Trump, est maintenant rempli d’amis du pétrole canadien, et deux des plus illustres sympathisants du projet d’oléoduc Keystone XL ont été choisis pour des rôles clés aux départements d’État et de l’Énergie.

Tous deux viennent d’ailleurs de l’État où doit se terminer le tracé de l’oléoduc: le Texas.

M. Trump a annoncé mardi qu’il demanderait au Congrès d’approuver la nomination du PDG d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, comme plus haut diplomate du pays. Le secrétaire d’État est notamment chargé d’approuver les permis internationaux pour la construction d’oléoducs.

Rick Perry est quant à lui le choix de M. Trump comme secrétaire à l’Énergie, ont confié des sources à l’Associated Press. Lorsqu’il avait annoncé qu’il se lançait dans la course à la présidence, l’an dernier, cet ancien gouverneur du Texas avait promis qu’il ne perdrait pas de temps à approuver l’oléoduc s’il devenait président, affirmant qu’il le ferait «dès le jour 1».

Lire sur La Presse

Pétrodiplomatie

Guy Taillefer / Le Devoir :

Étranger à tout sens éthique, l’homme d’affaires et président désigné Donald Trump a confirmé mardi ce que l’on redoutait depuis quelques jours en faisant porter son choix de secrétaire d’État sur Rex Tillerson, p.-d.g. de la multinationale pétrolière Exxon Mobil et par ailleurs proche collaborateur du gouvernement russe du président Vladimir Poutine. Choix alarmant, d’autant plus qu’il se superpose aux conclusions de la CIA, révélées par le Washington Post, que Moscou a bel et bien pesé, par l’intermédiaire de WikiLeaks, sur l’élection présidentielle américaine dans le but spécifique de nuire à Hillary Clinton et de donner un coup de pouce à la candidature de M. Trump.

Le cabinet de M. Trump est en train de prendre la forme d’un club privé de multimillionnaires, loin, très loin de ce que son discours populiste et anti-establishment faisait miroiter. La désignation de M. Tillerson vient à nouveau surligner à quel point M. Trump est capable d’indifférence (ou est-ce de l’ignorance ?) devant la possibilité que ses choix ministériels puissent soulever des enjeux de conflits d’intérêts et entrer en contradiction avec l’intérêt public. Non pas qu’il faille s’en surprendre : si M. Trump a accepté l’idée, encore qu’en termes nébuleux, qu’il est « visuellement important » pour lui de s’éloigner de ses entreprises, il n’a pas encore compris en quoi son rôle de président pose des problèmes d’intégrité par rapport à son rôle de flamboyant businessman. C’est dire qu’avec lui, l’asservissement de l’État à des considérations d’affaires et aux intérêts des actionnaires est en train d’être poussé à l’extrême.

Lire sur Le Devoir

Le Devoir : Qui est Rex Tillerson, roi du pétrole et nouveau secrétaire d’État?

Huffington Post : Qui est Rex Tillerson, ce pétrolier très proche de Poutine devenu secrétaire d’État de Trump? (VIDÉO)

La Presse : Trump nomme le patron d’ExxonMobil secrétaire d’État

TVA Nouvelles : Rex Tillerson nommé secrétaire d’État

La Presse : Le secrétaire d’État Tillerson et les conflits d’intérêts