Jean-Benoît Nadeau / Le Devoir :

Peu de gens savent que la Francophonie est implantée à Québec depuis 1988. L’Institut francophone de développement durable (IFDD), qui compte 18 employés rue Saint-Pierre, est même l’illustration la plus concrète de la pertinence francophone en matière d’énergie et d’environnement.

L’IFDD est l’idée conjointe de Robert Bourassa et du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, qui voulaient que le Sommet de Québec, en 1987, ne soit pas qu’une grand-messe diplomatique.

Leur agence de coopération sur l’énergie changera de nom trois fois à mesure qu’on lui associera l’environnement et le développement durable. Mais depuis 20 ans, elle a été la sage-femme qui aide les pays francophones à accoucher de politiques énergétiques et environnementales ; et l’entraîneur-chef qui les guide dans les marathons diplomatiques. « Au départ, l’Institut visait à faire profiter le Sud de l’expertise du Nord, mais maintenant, c’est l’expertise francophone qu’on partage, et nos formations sont suivies par les gens du Nord également », dit Jean-Pierre Ndoutoum, directeur de l’IFDD, où il travaille depuis 20 ans.

Alors que les grands opérateurs francophones n’ont jamais brillé par leur communication, l’influence de l’IFDD tient à ce qu’elle a compris très tôt l’importance de diffuser l’expertise technique.

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