ICI Radio-Canada :

Le Canada semble se diriger tout droit vers un nouveau conflit commercial avec les États-Unis dans le dossier du bois d’œuvre, les deux pays peinant à trouver un terrain d’entente à la veille de la date butoir pour la signature d’un nouvel accord. Alors que la campagne électorale bat son plein au sud de la frontière, les joueurs de l’industrie forestière craignent de nouvelles stratégies américaines pour freiner l’accès du bois canadien au marché des États-Unis.

Les deux candidats à la présidence, la démocrate Hillary Clinton et son rival républicain Donald Trump, se sont montrés réfractaires à l’ouverture des marchés à diverses reprises durant la présente campagne, ce qui engendre un climat défavorable pour Ottawa dans la négociation d’un nouvel accord sur le bois d’œuvre.

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Accord Canada–États-Unis sur le bois d’œuvre : l’industrie forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’inquiète

L’échéance de l’accord sur le bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis, mercredi, soulève l’inquiétude dans l’industrie forestière, qui craint l’imposition d’une nouvelle taxe pour les entreprises voulant accéder au marché américain. Selon le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), cette taxe pourrait atteindre 25 %. Le président du CIFQ, André Tremblay, s’attend d’ailleurs à ce que les Américains aient recours aux tribunaux pour forcer l’imposition d’un nouveau tarif.

On sort d’une période économique qui n’a pas été très intéressante pour l’industrie et voici qu’on a cette nouvelle tuile-là qui nous tombe sur la tête.
– André Tremblay, président CIFQ

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Fin de la trêve entre le Canada et les États-Unis

Boris Proulx / Le Devoir :

Le bois canadien pourrait à nouveau être frappé de tarifs douaniers

Ce mercredi marque le dernier jour pour que le Canada et les États-Unis s’entendent sur l’épineux dossier du bois d’oeuvre. Après une décennie de trêve, tout indique que la saga politique et juridique se poursuivra maintenant de plus belle. À 23 h 59, la période de grâce d’un an suivant la fin du dernier accord, signé en 2006, sera révolue. Faute d’une nouvelle entente, des plaintes pourraient être déposées contre l’industrie canadienne auprès du régulateur américain. Washington pourrait par la suite imposer un nouveau tarif douanier sur le bois transformé au Canada.

Après avoir mené des négociations infructueuses avec des représentants américains, la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, a déclaré être prête pour mener une bataille devant les tribunaux. « Le gouvernement précédent a laissé expirer l’entente sur le bois d’oeuvre sans avoir amorcé des négociations pour la renouveler », précise le cabinet de la ministre, par courriel. « Nous cherchons avant tout un bon accord pour le Canada et nous n’accepterons pas n’importe lequel. À l’heure actuelle, l’industrie américaine n’est pas au rendez-vous. De plus, le climat protectionniste chez nos voisins américains complique toutes négociations commerciales. »

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