Jean-François Cliche / Le Soleil :

(Québec) CHRONIQUE / «Chaque matin, je mange trois sortes de céréales et un grand bol de fruits assortis. Alors je me demande: y a-t-il moyen de savoir de quel endroit mon blé ou mon avoine a été semé et cultivé, le nom du cultivateur, s’il y a des OGM dedans, si des pesticides ont été utilisés? Et dans quelle usine le blé a été transformé, comment a-t-il été transporté (camion, train, bateau), comment a-t-il été entreposé? Y a-t-il un endroit où je pourrais ces informations?» demande Jacques Bonneau.

Pour répondre à cette question, faisons un petit détour par le Vermont, État américain collé sur le Québec. En 2014, le sénat vermontois adoptait une loi qui obligeait l’industrie alimentaire à afficher sur ses emballages lesquels de ses produits contenaient des organismes génétiquement modifiés (OGM). La loi a été invalidée par le fédéral juste avant son entrée en vigueur, qui était prévue pour le 1er juillet 2016. Mais dans l’intervalle, un âpre débat a eu lieu sur une question directement liée à celle de notre lecteur: combien coûterait l’étiquetage obligatoire des OGM?

D’un côté, les partisans de l’étiquetage ont assuré que les coûts pour l’industrie et les consommateurs seraient négligeables – des organismes comme Just Label It et l’Environmental Working Group ne parlaient que d’un mince 2,30 $ par année par personne. De l’autre, l’industrie brandissait une étude commandée par l’Association des raffineurs de maïs avançant le chiffre autrement plus grand de 1050 $ par famille.

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