Pauline Gravel / Le Devoir :

Des chercheurs réclament de toute urgence des mesures qui obligeraient à rendre publics et sans restrictions tous les effets secondaires observés lors des études cliniques. Car, pour le moment, soulignent-ils dans un article de PLOS Medicine, il est très difficile, voire impossible, pour les organismes de régulation ou encore les professionnels de la santé « d’obtenir une compréhension complète des dangers d’un traitement », puisque les chercheurs tendent à ne pas tous les inclure dans leurs publications.

Su Golder, de l’Université York au Royaume-Uni, et des collègues des universités d’East Anglia et de Manchester ont voulu évaluer la qualité des informations qui étaient rapportées au sujet des effets secondaires d’un médicament dans des revues scientifiques dont les articles ont été révisés par des pairs avant leur publication. Dans un premier temps, ils ont sélectionné 28 études cliniques ayant fait l’objet d’articles publiés dans une revue scientifique, pour lesquelles ils ont réussi à dénicher d’autres données n’ayant pas été publiées en fouillant les thèses, les mémoires, les actes de congrès (comptes rendus de conférence), les registres d’essais cliniques, les sites Internet des organismes de régulation, ainsi qu’en talonnant les chercheurs de l’étude ou l’industrie pharmaceutique.

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