Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

Si les ambitions de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec en matière d’électrification des transports sont sérieuses, ces derniers n’auront pas le choix de brancher rapidement les quartiers centraux résidentiels de la métropole. À l’heure actuelle, le gros des efforts a été concentré au centre-ville, où l’on trouve une cinquantaine de bornes de recharge dispersées dans les rues.

Or, des portraits statistiques effectués par l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) auprès des « électromobilistes » montrent que la grande majorité des recharges, soit plus de 90 %, se font à la maison, une fois la journée de travail terminée. Et si, pour le moment, la plupart des propriétaires de véhicule électrique disposent d’une borne privée installée dans un espace de stationnement, la demande auprès du réseau public pourrait considérablement augmenter au cours des prochaines années, notamment avec l’arrivée des nouveaux modèles ayant une plus grande autonomie.

Maxime Séguin-Durand roule à bord d’une Leaf de Nissan depuis trois mois. Résidant de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal — l’un des secteurs les plus denses de l’île —, le jeune homme de 26 ans ne possède pas d’espace de stationnement réservé. Quand il ne l’utilise pas, sa voiture trouve ainsi sa place dans la rue, aux côtés de celle de la plupart de ses voisins. « Au début, c’est certain que ça prend un temps d’adaptation, explique celui qui recharge son véhicule tous les deux ou trois jours. Il faut être plus flexible parce que les bornes ne sont pas toujours disponibles, il faut prévoir nos temps de recharge, etc. »

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