Daphnée Dion-Viens / Le Journal de Québec :

La Commission scolaire des Découvreurs refuse que les enseignants de l’école Marguerite-D’Youville, à Cap-Rouge, soient responsables d’évaluer le niveau d’inconfort pouvant être lié aux émanations de l’usine d’Anacolor et demande aux autorités publiques d’assurer un meilleur suivi à ce sujet.

Un rapport de la Direction de la santé publique, émis à la fin novembre, recommande au personnel de l’école de rester à l’intérieur et de fermer les fenêtres en cas d’inconforts liés à la présence d’odeurs persistantes à l’extérieur.

« Des limites ! »

La recommandation a fait bondir le président de la commission scolaire, Alain Fortier, qui a tenu à réagir publiquement à ce sujet hier.

«Il y a toujours ben des limites! C’est-tu la responsabilité des enseignants de jouer aux experts techniques? Ou doit-on attendre d’être malade avant de passer à l’action?» a lancé M. Fortier.

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Anacolor : les citoyens s’adressent aux tribunaux

Des citoyens de Cap-Rouge déposent une demande d’injonction en Cour supérieure pour forcer l’usine de peinture Anacolor à se conformer aux exigences du ministère de l’Environnement.

La requête a été déposée mardi. Les citoyens souhaitent s’assurer qu’Anacolor réponde aux exigences établies dans le certificat d’autorisation émis le 1er septembre dernier.

Le certificat exige que l’entreprise installe d’ici le 1er février un système d’épuration qui permettrait de réduire, sur une base quotidienne, 90 % des composés organiques volatils. Une exigence que conteste Anacolor devant le Tribunal administratif.

L’injonction permettrait d’éviter des délais éventuels dans le dossier, explique l’avocate des citoyens, Me Anne-Julie Asselin.

« La Loi sur la qualité de l’environnement impose à l’entreprise de se conformer à son certificat d’autorisation malgré la contestation, mais l’entreprise pourrait décider d’elle-même de contrevenir à la loi […] et donc l’injonction pourra être là pour le faire respecter ».

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Demande d’injonction contre Anacolor

Prisca Benoit / Québec Hebdo :

JUDICIAIRE. Des citoyens de Cap-Rouge ont déposé mardi une demande d’injonction en Cour supérieure pour forcer Anacolor à se conformer à la loi sur la qualité de l’environnement et le règlement sur l’assainissement de l’atmosphère.

Les citoyens ont formulé leur demande pour s’assurer qu’Anacolor se conforme au certificat d’autorisation émis par le ministère de l’Environnement le 1er septembre dernier.

«On ne veut pas la cessation des activités de l’usine, on veut seulement le respect des normes environnementales, explique l’avocate au dossier, Anne-Julie Asselin. Si Anacolor opère selon les normes environnementales, ce sera le retour de l’harmonie à Cap-Rouge.»

Le certificat d’autorisation émis par le ministère obligeait l’usine à réduire ses émanations de composés organiques volatils (COV) de 90% d’ici le 1er février 2017. Anacolor conteste son certificat devant le tribunal administratif du Québec.

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Ajout :

Anacolor : la Commission scolaire demande à la Santé publique de prendre la situation en main

ICI Radio-Canada :

La Commission scolaire des Découvreurs demande à la Santé publique de mesurer régulièrement les émanations de l’usine Anacolor au lieu le confier l’interprétation des odeurs au personnel de l’école Marguerite-D’Youville, située à quelques centaines de mètres de l’usine.

La Commission scolaire réagit ainsi à la directive de la Santé publique demandant au personnel de garder les élèves à l’intérieur lorsque les odeurs provenant de l’usine sont trop fortes.

« Quand la Santé publique nous a dit : « si jamais vous trouvez que ça sent mauvais, rentrez en dedans et fermez les fenêtres », on s’est dit que c’est pas à nous à jouer aux experts pour mesurer la dangerosité de l’air ambiant autour de l’école », soulève le président de la Commission scolaire, Alain Fortier.

À l’instar des citoyens et de la direction de l’école Marguerite-D’Youville, la Commission scolaire des Découvreurs s’est dit préoccupé par ces émanations.

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