André Dubuc / La Presse :

Le plus sérieusement du monde, la Caisse de dépôt et placement propose d’ouvrir un kiosque de vente de légumes frais au terminus du train électrique à Brossard pour compenser l’empiétement sur le territoire agricole québécois. Cette suggestion est la seule mesure compensatoire suggérée par la Caisse dans les documents déposés au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en juillet. « CPDQ Infra poursuit à ce jour ses démarches afin d’appliquer la mesure H-5 [portant sur la mise en place des mesures compensatoires visant à dynamiser l’activité agricole dans le secteur]. Il a notamment été envisagé d’implanter à la station terminale un kiosque permettant aux agriculteurs locaux d’y vendre leurs produits », lit-on dans un document daté de juillet dernier. (…)

Questionné par La Presse, le porte-parole de la Caisse dans le dossier du train électrique, Jean-Vincent Lacroix, défend la mesure qui semble timide à première vue. « Il y a plein de choses qu’on regarde. Oui, [le stand] pourrait être une des mesures. Il y en a d’autres qui pourraient s’ajouter. Le but, c’est de définir l’optimisation du tracé et de la station. » « On va avoir une idée exacte de l’emprise sur la zone agricole. On va rencontrer les partenaires comme l’UPA, la Ville de Brossard et le gouvernement. Ensuite, on va présenter un plan précis pour compenser l’aire agricole qu’on prend. » Hier, dans un échange subséquent, M. Lacroix a précisé que la Caisse envisageait de remettre en zone verte des terres dézonées comme autre exemple de mesure compensatoire.

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