Stéphane Brousseau – Directeur de recherche à l’Institut de recherche en architecture de société durable (IRASD) / Le Devoir :

Cette semaine, le gouvernement Couillard a publié ses directives à TransCanada pour l’étude d’impact d’Énergie Est en vue de la reprise du BAPE en octobre. En excluant l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre du projet, le gouvernement renie ses engagements de la COP21. Le 19 avril, les avocats du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) demandaient à l’Office national de l’énergie de tenir compte de toutes les émissions de GES du cycle dans la méthodologie d’évaluation fédérale. Au point 2, le CQDE affirme :« Seule une évaluation des GES sur l’entièreté du cycle de vie du projet, incluant toutes les émissions en amont et en aval, directes, indirectes et cumulatives, permet d’évaluer adéquatement les risques climatiques associés au projet. […] Il n’y a aucune raison valable d’exclure […] des émissions […] du projet, même si elles ont lieu à l’extérieur du Canada. Des évaluations de ce type sont déjà menées […] aux États-Unis et elles sont aussi de plus en plus exigées par les tribunaux qui jugent incomplets les bilans d’impact qui les excluent. »

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