Martin Croteau / La Presse :

Le maire de Laval, Marc Demers, a été le premier à prendre position contre le projet d’oléoduc Énergie Est l’an dernier. Il craint qu’un déversement dans la rivière des Outaouais ne contamine les prises d’eau de sa municipalité de 425 000 habitants. Un scénario qui priverait les citoyens d’eau courante et qui causerait de sérieux maux de tête aux pompiers qui combattent les incendies. Les récents événements en Saskatchewan confirment les craintes du maire, a-t-il confié en entrevue. « Malheureusement, ça confirme ce qu’on a avancé et ce qu’on a dit », a-t-il affirmé. Au bureau du maire de Montréal, Denis Coderre, on qualifie de « très préoccupant » le déversement de la société Husky Energy. « Les conséquences d’une situation semblable sur la prise d’eau sont inquiétantes pour le Grand Montréal, où vivent près de quatre millions de personnes », a indiqué la porte-parole du maire, Catherine Maurice. (…)

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« C’est en plein ça qu’on craint », a indiqué le directeur général adjoint de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Raymond Malo. La MRC est à ce jour la seule entité municipale au Québec à avoir refusé d’accorder une autorisation à TransCanada. La société albertaine lui a demandé un permis, il y a quelques mois, pour prélever des carottes de forage sous le lit de la rivière des Outaouais. Cette demande reste lettre morte, car la MRC se dit insatisfaite des garanties de TransCanada au sujet de la protection de ses prises d’eau dans la rivière. « En matière de sécurité civile, l’eau potable, c’est ce qu’il y a de plus important. », dit Raymond Malo.

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