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L’Office national de l’énergie (ONE) a tenu cette semaine une audience publique à Saint-Jean à ce sujet. Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick lui a alors demandé des précisions sur la zone d’impact de l’oléoduc et l’importance accordée à la baie de Fundy dans les discussions. Tim Duboyce, un porte-parole de TransCanada, explique que l’entreprise a étudié l’impact potentiel d’une croissance du nombre de pétroliers dans la baie. Elle a conclu que la circulation ne serait pas plus importante qu’elle l’a déjà été dans le passé. TransCanada estime, si le projet est réalisé, que des pétroliers s’arrêteraient à Saint-Jean 281 fois par année. En 2014, le port de Saint-Jean a accueilli 835 navires. Il y en avait plus de 1000 en 2002. (…)

Matt Abbott, du Conseil de conservation, affirme pour sa part que TransCanada agit comme si l’ONE ne tiendra pas compte de la croissance du nombre de pétroliers dans la baie en prenant sa décision. C’est pourquoi il a demandé des précisions à l’ONE lors de l’audience tenue à Saint-Jean. Jeudi soir, l’ONE a répondu qu’elle tiendra compte des questions socio-économiques et environnementales liées à la croissance du nombre de pétroliers. Certains navires dont il est question sont assez grands pour transporter plus de 2 millions de barils de pétrole. Cette perspective inquiète l’association néo-écossaise des pêcheurs côtiers. Un pétrolier de cette taille a besoin de dix miles marins pour s’arrêter, affirme Colin Sproul, porte-parole du groupe. Il ajoute qu’il faut absolument que l’ONE tienne compte de ces risques parce que la baie de Fundy fait partie du pays tout comme l’oléoduc.

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