Alexandre Shields / Le Devoir :

La construction de nouveaux oléoducs comme Énergie Est servira d’abord à« diversifier » les exportations des pétrolières qui exploitent les sables bitumineux de l’Alberta, affirme la première ministre de la province, Rachel Notley. Les partisans du controversé projet de TransCanada évoquent plutôt la volonté de réduire les importations canadiennes. Dans le cadre d’une entrevue publiée dans la plus récente édition du magazine L’Actualité, la néodémocrate Rachel Notley insiste à quelques reprises sur la nécessité de pouvoir acheminer la production pétrolière du pays à différents marchés dans le monde. Pourquoi les Québécois devraient-ils dire oui à l’oléoduc Énergie Est, alors que deux projets moins ambitieux sont bloqués en Colombie-Britannique ? « On a besoin de diversifier nos exportations et d’acheminer notre pétrole vers d’autres marchés, peu importe la direction. Il y a des projets vers l’est et vers l’ouest. Je ne suis pas difficile, je prendrais les deux ! [Rire] », souligne Mme Notley. De telles infrastructures de transport du pétrole brut permettraient surtout aux entreprises du secteur des énergies fossiles d’obtenir un meilleur prix pour leur production, selon la première ministre albertaine. « En exportant le pétrole vers un seul client, les États-Unis, nous n’en tirons pas le maximum de bénéfices. Nous sommes dépendants de ce seul client. » Dans ce contexte, « la construction de nouveaux oléoducs fait partie de la stratégie visant à diversifier nos exportations, ce qui nous permettra de retirer un meilleur bénéfice par baril ».

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