Renaud Lapierre, ex-sous-ministre adjoint à l’Énergie et coordonnateur de la rédaction de la première politique énergétique du Québec / Opinion, Le Devoir :

Maintenant que, sur le territoire québécois, le projet de pipeline d’Enbridge est autorisé, que celui de TransCanada est en processus d’évaluation, que le transport du pétrole sur le Saint-Laurent, à partir de Sorel par superpétrolier, est effectif et, enfin, que le transport du pétrole par train a explosé, on le sait, nombre d’environnementalistes et tous les partis souverainistes s’y sont opposés ou ont demandé de multiples ajustements à ces activités.

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Aussi limpide que l’eau d’un ruisseau, le plan politique du gouvernement Trudeau demeure de sortir le pétrole albertain à tout prix, et le Québec continue d’être une voie de passage incontournable. Alors, comment profiter de ce qui paraît inéluctable ? Comment en faire un atout dans le discours indépendantiste ? Doit-on s’obstiner à marteler un plaidoyer négatif — de victime — ou constater de manière réaliste la situation et se définir une stratégie proactive ? D’autant que le pétrole albertain envahit déjà notre territoire.

Quelles sont les évidences ? Il apparaît que seul le projet Énergie Est est vraiment encore un enjeu puisque toutes les autres options de transport, sur notre territoire, sont déjà en cours. Pourquoi ? Parce que, pour l’essentiel, ils sont de compétence fédérale et que, d’autre part, le gouvernement québécois libéral les accepte d’emblée.

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