Alain Brunel – Cofondateur et conseiller climat énergie de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) / Opinion, Le Devoir : 

Le gouvernement de Justin Trudeau a promis une nouvelle approche pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux projets d’oléoducs. Mais il est déjà clair à ce jour que l’approche fédérale d’évaluation des émissions de GES ne reposera pas sur une analyse complète de cycle de vie du pétrole transporté du puits à la roue et sur la durée de vie des oléoducs. Cette « évaluation » sous-estimera donc les émissions totales réelles associées au mégaprojet Énergie Est qui transporterait 1,1 million de barils par jour. La Commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet Énergie Est, mandatée en vertu de l’article 6.3 de la Loi sur la qualité de l’environnement, dont les travaux ont été suspendus, avait commencé à étudier le problème des émissions globales des GES liées au projet d’oléoduc. Des experts d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) lui ont présenté la méthode envisagée par le fédéral pour en estimer le volume. L’AQLPA, comme d’autres intervenants, a critiqué les limites de l’approche fédérale dans son mémoire déposé au BAPE, toujours pas accessible au public sur son site, et lors de la consultation publique menée par ECCC.

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