Sarah R. Champagne / Le Devoir :

Plus de 1400 pièces présentes dans des pipelines de TransCanada contiennent potentiellement « des matériaux aux propriétés de qualité inférieure ». Elles font l’objet d’un avis de sécurité de l’Office national de l’énergie (ONE), produit par l’instance huit ans après avoir pris connaissance du problème. En février dernier, l’Office a diffusé un avis de sécurité exigeant le signalement de certains tuyaux et raccord par toutes les compagnies relevant de sa compétence. Les pièces visées ont été fabriquées par Canadoil Asia en Thaïlande et Ezeflow, qui possède une usine à Granby faisant la promotion du projet Énergie Est. La réponse de TransCanada, transmise à l’ONE et obtenue par Le Devoir, fait l’inventaire de ces pièces et de leur emplacement. Une trentaine de ces pièces se trouvent notamment dans un gazoduc à l’ouest de Montréal et au moins cinq dans une partie de gazoduc qui sera convertie en oléoduc pour le projet Énergie Est. La partie canadienne de Keystone en compte aussi plusieurs centaines. (…)

Evan Vokes, ex-ingénieur de TransCanada, a sonné l’alarme en 2011 au prix de son travail. Dans une plainte détaillée envoyée au régulateur des pipelines, il décrit de graves manquements à l’inspection et au contrôle. En entrevue, son scepticisme se reporte maintenant tant sur l’entreprise albertaine que sur la capacité de l’ONE à remplir son rôle de chien de garde : « Je crains que ce soit les mêmes personnes qui sont en train de prendre des décisions sur Énergie Est. »

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Énergie Est : des raccords problématiques dans les pipelines de TransCanada (Vidéo)

Sylvie Fournier / ICI Radio-Canada :

Des documents de TransCanada révèlent la présence dans ses pipelines de plus d’un millier de raccords comportant possiblement des matériaux de qualité inférieure. Certains de ces raccords se trouvent sur un tronçon que la compagnie souhaite convertir pour transporter du pétrole, dans le cadre du projet Énergie Est. L’Office national de l’énergie (ONE) sait depuis 2008 que des coudes et des raccords en acier installés dans des pipelines au Canada ont une plus faible résistance à la rupture. Mais c’est seulement l’hiver dernier, huit ans plus tard, que l’organisme de réglementation a publié un avis de sécurité à ce sujet. L’office a aussi exigé des compagnies sous sa juridiction qu’elles fournissent une liste localisant tous les raccords douteux. Dans le seul pipeline Keystone de TransCanada, on compte plus de 1200 raccords dont la fabrication ne respecte pas les exigences.

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