Étienne Leblanc / ICI Radio-Canada :

Les audiences publiques de l’Office national de l’énergie pour le projet pipeline Énergie Est, se transportent cette semaine à Montréal. Ce processus de consultation est dans la tourmente. Au menu : apparence d’impartialité, rencontres secrètes et une accessibilité limitée pour les citoyens. (…)

Quand l’histoire de la rencontre avec Jean Charest a été dévoilée par un journaliste du National Observer, l’ONE a d’abord nié que la réunion avait eu lieu. Puis, à la suite des demandes d’accès à l’information, les détails de la rencontre sont sortis dans les médias. L’ONE a d’abord affirmé que le dossier d’Énergie Est n’avait pas été abordé pendant la rencontre, puis a dû se rétracter. Dans les jours qui ont suivi, l’organisme fédéral a fait marche arrière et s’est excusé publiquement pour n’avoir pas diffusé la bonne information. Le juriste de l’Université du Québec à Montréal Jean Baril, un spécialiste des consultations publiques, affirme que cet épisode met à mal la crédibilité de l’Office national de l’énergie dans le dossier d’Énergie Est. « Outre déjà les lacunes de base qu’il y a dans la procédure de l’Office national de l’énergie, même les personnes aujourd’hui démontrent une apparence de partialité qui est inquiétante, dit-il. Énergie Est, c’est le plus grand projet de transport d’hydrocarbures de l’histoire du Canada, c’est absolument essentiel que cette procédure-là soit sans taches, qu’au niveau de l’impartialité, qu’au niveau des procédures, que les gens se sentent confiants », poursuit-il.

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