Alexandre Shields / Le Devoir :

William Rees, le scientifique de renom à l’origine du concept d’empreinte écologique, critique la vision d’Ottawa

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Le gouvernement Trudeau a beau prétendre qu’il protégera l’environnement tout en développant l’économie canadienne, il n’en sera rien, affirme William Rees, le scientifique à l’origine du concept d’empreinte écologique. Selon lui, le pays restera enfermé dans un modèle néolibéral basé sur une croissance éternelle, qui a pourtant des effets destructeurs pour la planète. Le premier ministre, Justin Trudeau, mais aussi la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, répètent depuis des mois que la croissance de l’économie doit aller de pair avec la protection de l’environnement. « Ils ne peuvent pas le faire. Il n’existe aucun cas dans aucun pays où la croissance perpétuelle ne signifie pas un recul pour l’environnement », réplique M. Rees, en entrevue au Devoir. (…)

Le scientifique de renommée internationale juge que le projet d’oléoduc Énergie Est s’inscrit aussi dans cette tendance à privilégier un développement « insoutenable ».« Tout cela est possible parce que nous avons, successivement, des gouvernements qui sont dédiés au modèle néolibéral, qui veut que le Canada soit essentiellement un exportateur de ressources. C’est ce qui justifie un projet comme Énergie Est. C’est un modèle qui nous ramène à ce que nous étions au XIXe siècle. »

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