AFP :

Moins d’un an après son adoption à Paris par 195 pays, le premier accord mondial pour éviter un emballement des dérèglements climatiques est entré en vigueur vendredi, à trois jours du début de la COP22 de Marrakech, où il sera question de son application.

«Cette entrée en vigueur rapide est un signal politique clair confirmant que tous les pays sont engagés en faveur d’une action décisive contre le changement climatique», soulignent dans un communiqué Patricia Espinosa, la responsable climat de l’ONU, et Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des Affaires étrangères, qui présidera la COP22.

«Jamais un accord international n’aura mis aussi peu de temps pour être ratifié», «à peine onze mois», a souligné le président français François Hollande. La Commission européenne a salué «un événement exceptionnel».

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L’Accord de Paris entre en vigueur ce vendredi

Alexandre Shields / Le Devoir :

(…) L’Accord de Paris reconnaît par ailleurs la responsabilité différenciée des pays, comme cela est inscrit à la Convention de l’ONU depuis 1992. Cela signifie que les pays riches, historiquement responsables des bouleversements climatiques, doivent faire davantage d’efforts pour lutter contre la crise climatique mondiale.

Sur le point très sensible des « pertes et préjudices » que subissent déjà des pays en raison des effets des bouleversements climatiques, l’accord ne prévoit pas de compensations financières pour ces États, comme plusieurs le réclament. Le texte se contente de mentionner que les parties « devraient renforcer l’entente, l’action et le soutien » sur cette question. Il exclut toute « responsabilité ou compensation » des pays du Nord pour les préjudices subis par les pays en développement.

Pour le réputé scientifique James Hansen, qui a travaillé au GIEC et à la NASA, l’accord international est tout simplement une « fraude » puisqu’il se contente de « promesses », sans « actions » suffisantes pour éviter le naufrage climatique. « Tant que les combustibles fossiles continueront d’être la source d’énergie la moins chère, ils seront brûlés », estime M. Hansen.

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