Denise Proulx / Le Journal de Québec :

Une chercheuse de l’UQAM refuse de dévoiler le nom des participants à une étude qu’elle a réalisée. Elle pourrait être accusée au criminel d’outrage au tribunal. La chasse aux sorcières pour le dévoilement des sources ne touche pas que les médias, mais aussi le domaine de la recherche alors que le juge Marc St-Pierre oblige la chercheuse Marie-Ève Maillé à dévoiler le nom des gens qui ont participé à une de ses études.

Pendant son doctorat, elle a effectué une recherche pour connaître le climat social dans la MRC de l’Érable en prévision de l’implantation d’un parc éolien. Pour effectuer son étude, elle a interrogé 79 personnes.

Pendant les procédures entourant un recours collectif intenté par des citoyens, l’entreprise Éoliennes de l’érable a déposé une requête pour obliger la chercheuse à dévoiler le nom des gens qui ont collaboré à son enquête, ce qui a été accordé par le juge Marc St-Pierre en janvier dernier. (…)

Selon l’avocat des citoyens impliqués dans le recours collectif, Me David Bourgouin, la demande de l’entreprise Éoliennes de l’érable est d’autant plus abusive que la chercheuse n’est même plus considérée comme un témoin dans le dossier judiciaire. «Vouloir lire ses notes personnelles, ça tombe dans la chasse aux sorcières», dit Me Bourgouin

 

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