Alexandre Shields / Le Devoir :

Les émissions croissantes de dioxyde de carbone (CO2) imputables à l’activité humaine ne constituent pas le moteur des bouleversements climatiques. C’est du moins ce qu’a prétendu jeudi le patron de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Scott Pruitt. Une affirmation qui va à l’encontre du consensus scientifique mondial.

M. Pruitt, un homme qui a longtemps travaillé étroitement avec l’industrie des énergies fossiles, a ainsi soutenu en entrevue que le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement global était difficile à déterminer, de même que l’apport du CO2 à cette crise environnementale sans précédent.

« Je pense que mesurer avec précision [l’impact de] l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique », a-t-il déclaré sur les ondes de la chaîne américaine CNBC.

Science formelle

Le hic, c’est que la science climatique est formelle : la dépendance de l’humanité aux énergies fossiles est bel et bien à l’origine d’une croissance marquée des émissions de CO2, qui à leur tour alimentent le réchauffement du climat de la planète, et ce, à une vitesse sans précédent.

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