Alexandre Shields / Le Devoir :

Le président américain, Donald Trump, s’apprêterait à éliminer la quasi-totalité du principal budget consacré à la restauration des Grands Lacs. Une situation qui soulève de vives critiques des deux côtés de la frontière, alors que plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer les compressions imposées à ce programme conçu pour améliorer la santé du plus important système d’eau douce de surface de la planète.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, qui préside l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, réclame d’ores et déjà le maintien du financement.

Avant qu’il soit élu, M. Trump répondait à toutes les questions à caractère environnemental en promettant de protéger « la qualité de l’air et de l’eau ». Or, les prévisions budgétaires qui circulent présentement indiquent que les compressions imposées à l’Agence de protection de l’environnement se traduiront par une réduction draconienne du budget de l’Initiative de restauration des Grands Lacs. Son financement annuel passerait ainsi de 300 millions à 10 millions, soit une compression de près de 97 %.

Cette quasi-élimination de l’enveloppe provenant du gouvernement américain fait craindre le pire pour la suite de ce programme implanté en 2010 afin d’améliorer la qualité de l’eau des cinq vastes lacs. Cette initiative est « la source majeure de subventions pour la protection et la restauration des Grands Lacs », rappelle d’ailleurs un document interne d’information produit par l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, obtenu par Le Devoir.

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