Isabelle Paré / Le Devoir :

Les discours alarmistes nuisent à l’action, estime David R. Boyd

Le ton est à l’urgence pour sauver la planète. Mais l’avalanche de données inquiétantes relayées par les groupes écologistes et les médias nuit à l’implication des citoyens, pense David Boyd. Pire, elle les rend impuissants, voire insensibles aux enjeux environnementaux. Entrevue avec un chantre de « l’écoptimisme »

Quand sa fille de 7 ans est rentrée en larmes de l’école, David Boyd, avocat en droit de l’environnement et coprésident du comité créé à Vancouver pour en faire la ville la plus verte au monde en 2020, s’est dit que quelque chose ne tournait vraiment pas rond dans la façon d’enseigner l’écologie aux enfants.

« Les enfants vivent dans un monde connecté où les mauvaises nouvelles sur l’environnement sont omniprésentes. On ne couvre que les catastrophes et il y a un déséquilibre dans la couverture médiatique des enjeux environnementaux où les avancées en la matière sont souvent ignorées », affirme David R. Boyd, auteur d’Environnement – Les années optimistes. (…)

Réfugié dans sa cabane de 9 mètres carrés plantée sur l’île de Pender Nord près de Vancouver, Boyd s’est donc mis à coucher sur papier les progrès marqués ces dernières années afin de produire un antidote au cynisme ambiant, un genre de « pep talk » pour écolos désabusés. Au fil des 287 pages de son ouvrage, il a fait la recension des bons coups et des avancées des dernières décennies. Et elles sont légion.

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