Jean-François Cliche / Le Soleil :

(Québec) Le ministère de l’Environnement (MDDELCC) a rendu publics vendredi les résultats, très attendus, de ses dernières analyses d’air à Cap-Rouge dans le dossier Anacolor. Et s’ils blanchissent désormais l’usine de tout dépassement de normes pour les «composés organiques volatils» (COV, des solvants à peinture), ils démontrent quand même clairement sa responsabilité pour les odeurs que subit le voisinage.

Pendant toute la semaine du 27  février, le laboratoire mobile du MDDELCC (aussi appelé «TAGA») a pris des échantillons d’air un peu partout autour de l’usine de peinture de pièces métalliques, qui a fait l’objet de nombreuses plaintes pour odeurs ces dernières années. En plusieurs occasions, ils ont détecté des COV, principale forme de pollution que rejette l’usine, mais contrairement aux analyses d’air faites entre 2013 et 2015, les quantités mesurées n’étaient jamais suffisantes pour enfreindre les normes environnementales.

Copropriétaire de l’usine, Richard Leblanc s’est dit «très heureux de ces résultats, notamment en raison de leur fiabilité et de leur objectivité. […] Nous voyons dans ces résultats la conséquence de plusieurs mois de travail, notamment sur le plan du développement de produits de base plus écologiques». La controverse entourant ces odeurs apparues quand l’entreprise a accru sa production à la fin de 2012 l’a amenée à modifier ses cheminées et à remplacer certains produits qu’elle utilisait. Un nouvel épurateur installé après le passage du TAGA devrait d’ailleurs abaisser encore plus les quantités de COV rejetées, se félicite M. Leblanc.
 

Lire sur Le Soleil

Le Journal de Québec : Anacolor: les parties campent sur leurs positions