Alexandre Shields / Le Devoir :

Si le flou persiste sur les mesures qui seront prises pour les baies de Gaspé et des Chaleurs, Pierre Arcand juge cependant peu probable la réalisation d’un projet d’exploration pétrolière en milieu marin dans le secteur du golfe du Saint-Laurent nommé Old Harry. Interpellé mercredi par la Coalition Saint-Laurent dans le cadre de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi sur les hydrocarbures, le ministre a fait valoir que les chances de voir un jour un forage en milieu marin dans ce secteur sont très faibles. « Les chances qu’il y ait de l’activité demeurent extrêmement réduites, a-t-il dit à propos de cette zone située à 80 kilomètres des îles de la Madeleine. Le projet est à toute fin pratique au point mort », a ajouté Pierre Arcand.

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L’exploration pétrolière dans le golfe est peu probable, affirme Pierre Arcand

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L’entreprise Corridor Resources détient, depuis 1996, deux permis d’exploration totalisant 500 km2 dans cette zone située à la frontière maritime avec Terre-Neuve. Or, depuis 20 ans, aucun forage n’a été réalisé sur cette structure, qui pourrait renfermer un potentiel pétrolier ou gazier. Or, comme l’a rappelé mercredi la Coalition Saint-Laurent, le potentiel en énergies fossiles demeure pour le moment très hypothétique. L’étude « Géologie et potentiel en hydrocarbures des bassins sédimentaires du sud du Québec » menée dans le cadre de l’évaluation environnementale stratégique sur les hydrocarbures estime en fait le potentiel pétrolier à environ 100 millions de barils. Mais ce chiffre vaut pour tout le bassin de Madeleine, un très vaste territoire marin qui regroupe toute la partie sud du golfe du Saint-Laurent, côté québécois. La synthèse scientifique réalisée pour le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles précise en outre que ce potentiel est un chiffre « médian », c’est-à-dire que les chances qu’il existe bel et bien sont de 50 %. « Très peu de données de forage sont disponibles pour permettre d’apprécier le véritable potentiel de la partie québécoise du bassin de Madeleine », notent aussi les deux chercheurs de l’INRS qui ont rédigé ce rapport.

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