Pierre-André Normandin / La Presse :

Désinfecter les eaux usées de Montréal coûtera beaucoup plus cher que prévu. La facture évaluée à 210 millions en 2005 a été révisée à 375 millions, soit près du double. La Ville de Montréal a fait le point hier sur son projet d’ozonation de ses eaux usées, technique retenue pour désinfecter ses rejets prenant la direction du fleuve Saint-Laurent, la chloration étant interdite depuis 1978. Les estimations initiales réalisées au début du projet avaient oublié de prévoir la construction de plusieurs bâtiments, ce qui a contribué à faire gonfler la facture de 67 millions. Le coût pour construire l’unité d’ozonation a aussi augmenté de 20 %, soit une hausse de 40 millions. Depuis l’évaluation faite en 2005, l’inflation a également augmenté de 17 %, contribuant à alourdir la facture de 34 millions. Enfin, Hydro-Québec doit aussi aménager un poste électrique pour assurer l’alimentation de la station, ce qui coûtera 24 millions.

Lire sur La Presse

Désinfection des eaux usées: plus cher mais plus durable

Mathias Marchal / Journal Métro :

Le projet d’ozonation des eaux usées coûtera finalement environ 351M$, soit 141M$ de plus que prévu en 2005. Un fournisseur potentiel avait déjà prédit l’explosion des coûts et dénoncer certains aspects de l’appel d’offres. C’est ce qui ressort de la présentation faite mercredi, devant l’administration Coderre, par le responsable de l’usine de traitement des eaux usées, Richard Fontaine. Actuellement, la Ville retire les métaux lourds de ses eaux usées, mais pas les virus, les bactéries et les résidus pharmaceutiques qui polluent l’eau jusqu’à Sorel. Ce sera chose du passé avec l’ajout d’un procédé d’ozonation en 2018.

Selon les donnés présentées hier, la fabrication de l’unité d’ozonation coûtera 40M$ plus cher que les 160M$ budgétés en 2005. Cette hausse s’ajoute à la construction de trois bâtiments qui s’est ajoutée (+67M$), ainsi qu’à l’inflation sur 10 ans (+34M$). Face à cette nouvelle hausse, le maire Denis Coderre a déclaré qu’«il ne faut pas comparer 2005 à aujourd’hui, car il y a plus de choses». Le maire fait notamment référence au fait que l’unité d’ozonation serait opérationnelle toute l’année et non plus 6 mois par an, l’été, pour favoriser la baignade. «La réalité, c’est qu’il faut protéger le fleuve toute l’année», a-t-il ajouté.

Lire sur le Journal Métro