Stéphane Parent / ICI Radio-Canada :

L’Ontario a joint sa voix à celle du Québec pour exhorter le gouvernement fédéral à créer un programme de garanties de prêts pour les producteurs de bois d’oeuvre dont l’accès au marché américain pourrait être limité par des gestes protectionnistes de Donald Trump.

La menace de tarifs douaniers et de quotas sur les exportations canadiennes vers les États-Unis plane sur l’industrie forestière canadienne parce que l’accord canado-américain sur le bois d’oeuvre est échu depuis 2015. Et une période de grâce de 12 mois a également pris fin en octobre dernier.

Dans une lettre à l’intention du ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, la ministre ontarienne de la Foresterie, Kathryn McGarry, a signalé que les producteurs canadiens paieront probablement des droits de douane « déraisonnablement élevés » à compter du mois de mai.

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L’industrie forestière doit se réinventer

RIMOUSKI – L’industrie forestière québécoise doit se réinventer afin d’assurer sa relance. Le ministre des Forêts, Luc Blanchette, qui était de passage à Rimouski lundi, convient toutefois que la tâche sera ardue.

Au début des années 2000, la forêt procurait du travail à 94 000 Québécois. Une décennie plus tard, ce nombre a presque fondu de moitié. En effet, 57 800 personnes œuvrent aujourd’hui dans l’industrie forestière. Au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, la forêt fait travailler un peu plus de 9000 personnes.

«Il faut mobiliser l’industrie. C’est vraiment le maître mot. Il faut amener l’industrie forestière ailleurs, et quoi de mieux que moderniser, innover, adapter, etc.» affirme le ministre.

Luc Blanchette voit d’ailleurs grand lorsqu’il parle de ce renouveau. «On est un peu à la croisée des chemins. C’est-à-dire qu’on parle de biocarburant, on parle de biocombustible, on parle de valeur ajoutée dans l’utilisation du bois, soit du bois d’apparence ou du bois de structure. On parle aussi de l’environnement.»

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