Karl Rettino-Parazelli / Le Devoir :

L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et son penchant pour les énergies fossiles produites aux États-Unis n’empêcheront pas Hydro-Québec de faire croître ses exportations d’électricité sur le territoire américain, estime le président-directeur général de la société d’État, Éric Martel.

« Est-ce que l’élection du nouveau gouvernement [américain] aura un impact ? Peut-être, mais ce sera minime », a déclaré M. Martel lors d’un discours prononcé jeudi devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Objectif ambitieux

Depuis son entrée en poste à l’été 2015, le p.-d.g. de la société d’État s’est donné pour objectif de doubler les revenus d’Hydro-Québec en l’espace de 15 ans, les faisant passer de 13,6 milliards en 2014 à 27,2 milliards en 2030. Hydro-Québec mise notamment sur l’augmentation de ses exportations d’électricité, principalement dans le nord-est des États-Unis, mais pour ce faire, la société d’État a besoin de nouvelles lignes de transport. Voilà pourquoi elle tient tant au projet Northern Pass, développé en partenariat avec la société Eversource.

Or, jeudi, M. Martel a affirmé que le président Trump pourrait mettre des « bâtons dans les roues » d’Hydro-Québec pour l’approbation de la future ligne reliant le Québec et la Nouvelle-Angleterre, qui doit obtenir un permis présidentiel d’ici la fin de 2017. « Il faudrait être naïf pour dire qu’il y aura zéro impact », a-t-il admis.

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Hydro-Québec plutôt optimiste devant l’arrivée prochaine de l’administration Trump

Marie-Eve Shaffer / Journal Métro :

Hydro-Québec entend doubler ses revenus d’ici 2030 en misant entre autres sur ses exportations. Son président-directeur général, Éric Martel, convient toutefois que la future administration de Donald Trump pourrait lui «mettre des bâtons dans les roues».

L’impact du changement de garde à Washington, s’il y a, sera «minime», a assuré jeudi M. Martel, devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal. «Il faut comprendre la dynamique des marchés américains, a-t-il dit. La production d’électricité, c’est surtout géré par les États. Les approvisionnements sont aussi gérés par les États.»

Les projets de construction de nouvelles lignes d’électricité doivent obtenir un permis présidentiel. Malgré tout, M. Martel se montre optimiste puisque qu’ils généreront beaucoup d’emplois. «Le nouveau président a montré ses couleurs en disant qu’il voulait créer des emplois, a-t-il souligné. Si on fait la ligne au New Hampshire, c’est un investissement de 2G$ et on va créer des centaines d’emplois au New Hampshire.»

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