Florence Sara G. Ferraris / Le Devoir :

La voiture reste le choix de prédilection de plus de la moitié des Montréalais pour se rendre au travail, même si cela leur coûte cher. Et c’est encore plus vrai dans les quartiers les plus défavorisés.

Bon an, mal an, une automobile coûte en moyenne plus de 10 000 $ à son propriétaire. Frais d’immatriculation et d’assurance, changements de pneus, essence, entretien annuel et autres imprévus font rapidement grimper la facture. Assez pour faire de ce bien la deuxième dépense des ménages québécois, tout de suite après le logement, et ce, peu importe leur revenu annuel.

11 000 $
C’est le budget moyen alloué annuellement à une voiture. Cette somme comprend les frais d’immatriculation, d’assurance, de changements de pneus…
Source : CAA-Québec

Bien souvent payés en bloc, ces montants sont toutefois rarement pris en compte au moment de l’élaboration du budget familial, un peu comme si le fait de ne pas les payer au quotidien nous faisait oublier leur existence. « C’est en partie ce qui explique le fait que la dépendance à l’automobile va bien au-delà de l’accessibilité, précise Ugo Lachapelle, professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle n’est pas que physique, elle est aussi psychologique. Et ce n’est pas que de l’attachement, c’est un peu comme, si, avec le temps, nous avions collectivement intégré cette dépense à notre mode de vie, c’est devenu une habitude qu’on accepte de payer pratiquement quoi qu’il arrive. »

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